En sciences, une bifurcation désigne un point critique dans un système, où une simple variation de paramètre entraîne l’apparition de deux évolutions possibles, distinctes, parfois opposées.
Cette série explore une autre réalité, parallèle à celle racontée dans Je n’aurai pas connu l’été : le rêve, le fantasme, les pieds pas tout à fait sur terre.
C’est la preuve que nous pouvons vivre plusieurs évidences en même temps, qu’il existe un espace où des vérités peuvent cohabiter, sans que l’une n’annule l’autre.
La preuve que nous pouvons être à plusieurs endroits à la fois.
Attaché, à tous ces lieux.
Parce qu’ils ont, eux aussi, leur place, leur poids.
Parce que c’est l’ensemble qui construit l’histoire, leur coexistence qui fabrique le récit.
Ne pas regarder en arrière, le rétroviseur est cassé.
Monter, peut-être, sur l’échelle ?
La bifurcation, même inconsciente, est fondatrice. Ces photographies en sont la trace.
Cela a existé. Cela existe et cela ne pourra jamais être contredit.
Qui peut nier ce que j’ai vu ? Ce que j’ai ressenti ?
Qui était là, à part moi, mon appareil, et cet amour ?